Playlists

Le Raki Balkans Sound System est DJ résident de BALKANOPHONIE, la webradio du Courrier des Balkans, et produit régulièrement des playlists thématiques à écouter ci-dessous :

Pour célébrer l’été, le RBSS vous propose un voyage initiatique sur les chemins du rock et du psychédélisme de la Turquie des années 1960-70. En pleine effervescence, la jeunesse de l’époque se prend de passion pour le rock anglo-saxon. D’abord les Shadows, puis plus tard les Who ou Ten Years After tournent en boucle sur les platines anatoliennes, si sensibles au flower power et au psychédélisme. Émerge alors tout un courant de rock turc qui ne se contente pas de reproduire à l’identique ses modèles, mais les adapte subtilement, y incluant les éléments de la culture populaire traditionnelle. Les sazs côtoient les guitares électriques et les orgues Hammond dans une ambiance rebelle et libertaire. Au moment où un vent de révolte souffle dans les rues stambouliotes, ces morceaux semblent résonner en écho…

Le rebétiko, la musique de l’underground grec

Une nouvelle plongée dans l’univers fascinant du rebétiko à l’occasion de la soirée Balkans Balroom #4. Musique populaire grecque née dans les années 1920, elle se développe dans les faubourgs d’Athènes après l’arrivée massive de milliers de réfugiés chassés d’Asie mineure. C’est dans la marginalité et la clandestinité que le rebétiko prend naissance. C’est alors la musique du sous-prolétariat, souvent portée par des voix rauques. Le bouzouki et le baglama en sont ses instruments indissociables. Ses chansons racontent la dureté du quotidien : l’exclusion, la misère, la prison… Censurés par le pouvoir en place, les rebétès vont être traqués et poursuivis pendant des années. Au tournant des années 1950, le rebétiko va finalement connaitre en quelque sorte une seconde vie et la reconnaissance pour devenir la musique emblématique de la Grèce. Musicalement, il incarne une passerelle formidable entre Orient et Occident.

Les « Bohémiens » dans la chanson française

Ceux qu’on appelle bohémiens, gitans, manouches ou tsiganes ont fasciné et inspiré des générations entières d’artistes. De la littérature à la peinture, en passant par la poésie, ils sont nombreux à se faire les chantres de la Bohême. Hugo, Baudelaire, Rimbaud ou Balzac sont quelques-unes des figures qui ont fait du tsigane un personnage de quasi-légende, un modèle de liberté. Les bohémiens nourrissent le fantasme d’une vie trépidante, sans attache. Certains artistes, fascinés, en ont fait leur modèle, et allant même jusqu’à s’identifier à ce peuple avec qui ils partagent une certaine forme de marginalité. L’écho de ce fascinant rapport entre artistes et tsiganes résonne encore aujourd’hui. Après la peinture, la littérature et la poésie, la chanson s’est emparée du mythe. Piaf, Barbara, Montand, Mouloudji ou Ferré, tout au long du XXe siècle les plus grands chansonniers ont célébré la Bohême. Véhiculant le mythe du tsigane mystérieux, alimentant la légende du Bohémien vagabond mais libre, avec un kitsch parfois assumé, et des textes frôlant souvent le cliché, ces chansons n’en restent pas moins un bel hommage à la liberté, et une forme de soutien face au rejet et à la souffrance endurés par les Rroms.

Sur la route du Çiftetelli

Le Raki Balkans Sound System vous emmène en voyage entre Grèce et Turquie, sur la route du Çiftetelli (ou tsiftetelli), rythme entêtant à quatre temps et envoûtante danse du ventre. Son nom signifie « double cordes », et évoque cette façon très particulière qu’avaient les musiciens de jouer sur leur violon en frottant deux cordes en même temps, à l’octave, ce qui lui donne sa teinte si captivante, presque magnétique. Peu de musiciens s’adonnent aujourd’hui à cet exercice difficile et utilisent plutôt effets électroniques et synthétiseurs. Deux versions s’opposent quant à son origine : pour certains il serait né en Grèce pendant l’Antiquité, les femmes dansant pour honorer les divinités et notamment Aphrodite, pour d’autres, il trouverait ses origines en Asie centrale… Mais préférons cette jolie légende qui raconte qu’un soir, lors d’un banquet, une femme se mit à danser debout sur la table, gênée par les divers plats, ustensiles et couverts épars, qui l’empêchaient de se servir de ses jambes, elle se mit à mouvoir lascivement juste le haut du corps : le ciftetelli était né. D’Athènes à Istanbul, il continue de faire chavirer les sens. Le RBSS vous propose différentes variantes, dans le temps et dans l’espace, de ce rythme séculaire ensorcelant.

Alamaailman Vasarat, le klezmer metallique

L’Europe du Sud-Est essaime ses musiques populaires vers de nombreux styles, du rock au hip-hop, de la house au free-jazz… Même le métal se cuisine avantageusement à la sauce balkanique ! Alamaailman Vasarat, « Les marteaux de l’enfer » (carrément), est un groupe finlandais qui propose un étrange et génial métal progressif, dont les thèmes et structures rythmiques sont inspirés des musiques klezmer et des musiques d’Europe du Sud-Est. Le Raki Balkans Sound System vous propose une sélection de morceaux issus des cinq albums de ce groupe peu diffusé en France, qui nous a toutefois fait l’honneur d’un concert mémorable au Glazart en cette fin d’année 2011.

Balkan Balroom #2

Après la réussite de la première édition, Feta & Poivron remettent le couvert pour un nouveau Balkan Balroom, samedi 14 avril à Montreuil. Au menu, le merveilleux Finzi Mosaïque Ensemble, avec qui vous caboterez musicalement le long des côtes méditerranéennes, tandis que les fringuants Aalma Dili vous feront chavirer à force de kolos endiablés. Le Raki Balkans Sound System finira de faire vibrer le plancher du Babillard avec un Dj set explosif et déjanté. Voilà un petit mezze d’avant soirée concocté par nos deux sélecteurs balkaniques, qui devrait vous donner l’eau à la bouche.

Balkan Balroom #1

Soirée-concert exceptionnelle samedi 21 janvier au Babillard de Montreuil. Dans une ambiance baloche, les envolées balkaniques se mêleront aux saveurs de l’ouzo et du raki. Čoček virevoltant, kolo enflammé, sîrba entraînante ou çiftetelli envoûtant, une chose est sûre, il sera difficile de passer la soirée assis sur une chaise sans danser. Au menu, on retrouvera le groove épicé de la fanfare Radio Thrakia, suivie des dix musiciens de La cie Mohein, pour finir en beauté avec le fantasque Raki Balkans Sound System. En prime, restauration sur place de spécialités balkaniques cuisinées par un chef-restaurateur du cru. Balkanophonie vous propose un petit apéritif musical pour vous faire saliver en attendant la soirée.

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